La culture galloise et la culture bretonne  

 

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La danse:  

Au Pays de Galles...

 Il y a trois groupes de danses traditionnelles : la danse des sabots (clog dance), les danses de fêtes et les danses de cour.

La danse des sabots peut se danser avec des sabots et un balai. Les hommes peuvent  rivalisent en montrant leurs compétences de danseurs avec des sauts et acrobaties spectaculaires.

Les danses de fêtes sont traditionnellement accompagnées traditionnellement par le violon. Ce sont des danses très rythmées. Rali Twm Sion et Gwyl Ifan sont deux exemples de ces danses.

Les danses de cour sont généralement accompagnées traditionnellement par la harpe. Ce sont des danses plus formelles. Les danses Llanofer reel, Meillionner et Rhisiat Annwyl font partie de ce groupe.

Le piano, la flûte et l’accordéon peuvent être utilisés pour accompagner les danses.

Il n’y a pas beaucoup d’endroit où l’on peut apprendre ces danses. Elles reviennent cependant à la mode depuis une trentaine d’années, surtout auprès des jeunes. Les associations organisent parfois des Twmpathau (soirées dansantes) où les participants peuvent apprendre à danser. Les groupes de danses font des démonstrations et participent aux Eisteddfodau (compétitions culturelles). Il y a différents Eisteddfodau, local et national. L’Urdd (ligue de la jeunesse galloise) en organise pour les jeunes. L’Eisteddfod national est ouvert à tous. Il y a aussi des festival de chants et de danses (Gwyl Cerdd Dant)

Les tissus des costumes sont faits dans les moulins locaux. Ils sont toujours plus ou moins identiques à ceux utilisés dans les siècles précédents et varient suivant les danses.

En Bretagne...  

Autrefois, les noces étaient une grande occasion de danser dans les campagnes bretonnes. Chaque terroir avait ses propres danses et les gens se réunissaient pour danser des heures durant. Dans les années 40, après la guerre, des cercles celtiques (groupes de danseurs) et des bagadoù (groupe de musique traditionnelle) se sont créés. Aujourd’hui, les fest-noz (soirée de danse bretonne) et fest-deiz (si ça a lieu pendant la journée) sont attirent de plus en plus de monde, débutants ou non, jeunes et moins jeunes.

Les fest-noz et fest-deiz sont l’occasion de danser et de partager sa passion et son intérêt pour la danse bretonne. Il est toujours impressionnant de voir les personnes s’élancer vers la piste de danse (parfois une simple cour de ferme) aux premières notes de musique. Ils sont nombreux l’été, particulièrement en Basse-Bretagne, où on peut en trouver presque tous les soirs.

Les cercles celtiques participent à de nombreuses compétitions lors de festivals (Festival de Cornouaille à Quimper, Festival de la Saint-Loup par exemple) et font des démonstrations de danses bretonnes. Ils portent le même genre de costumes qu’auparavant et certaines danseuses brodent elles-mêmes le leur. Les costumes sont différents suivant les régions de Bretagne.

La gavotte, l’An dro, le Laridé, le Plinn, le rond de Saint-Vincent sont des exemples de danses bien connues. Certaines danses ont des variantes venant des différents terroirs de Bretagne (gavotte des montagnes, gavotte de l’Aven…).

 

Musique et chants :

Au Pays de Galles,

Le chant a une très grande importance dans la culture galloise. Dès l’école primaire, les enfants apprennent à chanter et les chorales sont nombreuses. Elles se mesurent lors des différents Eisteddfodau et chantent ensemble lors de concert dans les chapelles.

Sur le plan musical, la harpe celtique revient à la mode. Elle accompagne parfois des récitations de poésie. On trouve des groupes de musique traditionnelle, mais aussi des groupes de rock ou de techno, utilisant le gallois.

Le Gwyl Cerdd Dant est un festival annuel de chants, récitations et danses. Comme les Eisteddfodau, il a lieu sur un site différent tous les ans.

En Bretagne,

Tout comme la danse, la musique bretonne connaît un renouveau et de nombreux bagadoù concourent et se produisent lors de festivals ou animent des fest-noz.

Les bagadoù se composent de bombardes, de binious, de percussions mais aussi parfois de violons, de harpes, de guitares… Le Penn Soner est le sonneur principal et c’est lui qui dirige les autres sonneurs.

Les fest-noz et fest-deiz sont animés par encore d’autres musiciens qui se relaient tout au long de la nuit : les sonneurs, les chanteurs de kan ha diskan et les groupes traditionnels. Les sonneurs jouent des instruments à vent, souvent bombarde et biniou. Le kan ha diskan est une technique de chant. Le kaner commence tout seul la phrase, le diskaner la finit avec le kaner avant de la reprendre tout seul. Le kaner finit la phrase avec le diskaner avant de commencer tout seul la phrase suivante.

Les groupes traditionnels ont fait une grande percée dans les années 70. Ils utilisaient des instruments traditionnels. Aujourd’hui, beaucoup y ajoutent des guitares, des synthétiseurs… Certains restent dans un genre de musiques traditionnels, d’autres s’orientent vers un « rock breton » ou un mélange de musique du monde.

 

La poésie :

Au Pays de Galles :

La poésie du Pays de Galles a commencé aux environs du 6ème siècle. Elle est une part très importante de la culture galloise et donc des Eisteddfodau. Lors de l’Eisteddfod national, il y a deux trophées à gagner en poésie : la chaise et la couronne. Ce sont deux concours différents.

Pour pouvoir gagner la chaise, il y a des règles de poésie très strictes à respecter. Ces règles peuvent s’apprendre lors de cours du soir à Cardiff ou Carmarthen par exemple. Seul une dizaine de personnes concourt pour ce trophée. Pour la couronne, une quarantaine de personnes participent généralement à la compétition. Les règles sont moins strictes et la poésie plus libre. Chaque année, un thème différent est proposé. Ceux qui veulent concourir doivent respecter ce thème.

Des « Stomps » sont aussi organisés lors de soirées. Chaque participant a quelques minutes pour lire son poème devant le public qui est juge. C’est lui qui décide qui passera au tour suivant.

 

En Bretagne :

Jusqu’au 19ème siècle, la poésie en Bretagne appartenait au peuple, les élites de Bretagne ayant commencé à abandonner la langue à partir du 10ème siècle. La poésie se transmettait de façon orale. Les chansons populaires collectées à la fin du 19ème siècle par de La Villemarqué dans le « Barzaz Breiz » sont des exemples de cette poésie.

Dans la poésie bretonne, les rimes ne sont pas uniquement en fin de vers, mais sont aussi interne, comme dans la poésie galloise.

Aujourd’hui, l’expression poétique est toujours présente en Bretagne. Elle est malheureusement peu connue du grand public car elle peu retransmise par la radio, la télévision et les journaux . Elle peut être écrite en langue bretonne ou en langue française.

 

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