|

|
|
Activités
|
|
L'histoire
des jumelles |
|
Jumelage
Jumelles
Gallois-Breton
Culture
Liens
Photos

|
Histoire
de Llandysul |
Histoire
de Plogonnec |
|
Merci
au Dr. John Davies et à André Bozec d’avoir permis l’utilisation de
leurs travaux.
Histoire
de Llandysul a'r Fro
d’après
les travaux du Dr. John Davies, historien local
|
|
L’histoire de Llandysul a’r
Fro est très intéressante et si certains événements ont une
signification locale, d’autres sont d’importance nationale.
Au
5ème siècle ap. J.-C., Vortigern, qui fut le premier à avoir
offert aux Saxons la possibilité de s’installer en Bretagne insulaire,
est repoussé vers l’ouest par Germanus, qui arriva vers l’an 440.
Vortigern se réfugia sur une colline fortifiée, appelée depuis cette époque
Craig Gwrtheyrn. C’est la colline en forme de cône de l’autre côté
de la rivière Teifi, dans la paroisse de Llanfihangel-ar-arth. On dit que
Germanus jeûna pendant trois jours et trois nuits et au milieu de la
troisième nuit, la forteresse fût touchée par un feu provenant du ciel.
Vortigern et toutes ses femmes périrent dans les flammes.
Ce conte populaire typique du Pays de Galles est très ancien
puisqu’il a été écrit par un des premiers historiens de
Grande-Bretagne, Nennius, au 8ème siècle.
|
|
La
belle et vieille église de Llandysul, Saint Tysul, est le plus ancien bâtiment
de la commune. Elle date du 13ème siècle et repose sur
d’anciennes fondations, établies par Saint Tysul au 6ème siècle.
Ce dernier était le fils de Corun, fils de Ceredig, qui donna son nom au
royaume, aujourd’hui le comté de Ceredigion. Ceredig avait un autre
fils, Sant, qui fut le père du Saint Patron du Pays de Galles, Saint Dewi.
De ce fait, Saint Tysul et Saint Dewi étaient cousin germain. Ceredig était
lui-même le fils de Cunedda, roi d’Edinburgh, qui vint dans le sud pour
chasser les Irlandais hors de Gwynedd et fonda ainsi la dynastie royale du
nord du Pays de Galles.
Dans la sacristie du Chœur de l’église, il y a une pierre
portant des inscriptions, datant du début du Christianisme, la « Pierre
Velvor » en mémoire de Velvoria, la fille de Brohomaglus.
L’inscription sur cette pierre est bilingue, en latin et en ogham (qui
est l’ancienne langue irlandaise), ce qui met en évidence la présence
à cette époque d’une population irlandaise dans la région.
|
Eglise de Llandysul

Pierre Velvor |
|
Owain
Glyndwr fut choisi Prince de Galles car son père Gruffydd Fychan était
prince de Powys (centre du Pays de Galles) et sa mère, Elen, était
princesse de Deheubarth (sud du Pays de Galles). Elen, sa sœur et ses
deux frères étaient les descendant direct de Rhys ap Tewdwr, le dernier
roi de tout le Sud du Pays de Galles. En 1400, lorsque Owain se révolta,
les hommes de Llandysul furent les premiers à le rejoindre et c’est
pourquoi Henry IV confisqua les terres d’Owain Glyndwr autour de
Llandysul à la fin de la révolte.
Elen et Gruffydd Fychan furent les seigneurs de Llandysul quand Owain ap
Thomas ap Llywelyn et Owain ap Llywelyn, respectivement frère et oncle
d’Elen, décédèrent. Ces hommes étaient les protecteurs de l’église
de Llandysul et avaient leur Cour dans la commune. Il y a donc des raisons
de croire que parmi les plus vieux bâtiments de Llandysul, il y ait ceux
de la
Cour d’Owain Glyndwr et de ses ancêtres.
|
|
En 1644, pendant la Guerre
Civile anglaise, l’armée royale défendait le Ceredigion contre l’armée
des Parlementaires qui envahissaient le Carmarthenshire et le
Pembrokeshire. Le vieux pont de Llandyul possèdaient trois voûtes et les
Royalistes démolirent celle du côté de la rive de Pontweli pour empêcher
les Parlementaires de passer en Ceredigion.
|
 |
|
Pendant
longtemps, le Nouvel An était célébré par un jeu de Cnapan (un genre
de football) disputé entre les porches des églises de Llanwenog et
Llandysul, qui servaient de but. Au début du 19ème siècle,
le jeu était devenu plus brutal et un homme avait été tué et plusieurs
blessés pendant les matchs. En 1752, le nouveau calendrier Grégorien
modifie la date du Nouvel An mais les gens de la région continuèrent de
pratiquer le jeu le jour de l’ancien Nouvel An, c'est-à-dire le 12
janvier.
Le nombre de décès et mutilations n’était pas vraiment considéré
comme un véritable problème, mais en 1833, le vicaire de Llandysul décida
qu’il n’était pas convenable que ce jeu ait lieu entre les deux églises.
Il établit donc une compétition de Saintes Ecritures entre les paroisses
locales, chacune représentée par une équipe, qui rivalisait en récitant
des textes. Cette compétition, qui continue
encore aujourd’hui tous les 12 janvier est unique à cette date
au Pays de Galles.
|
|
A la
fin du 19ème début du 20ème siècle,
l’industrie de la laine était très importante dans la région grâce
notamment à la proximité de rivières et de fermes ovines. La majorité
des habitants étaient impliqués dans l’industrie textile, que ce soit
par le travail dans les moulins des environs, le tissage ou la confection
de vêtements. En 1871, il y avait 104 tisserands spécialisés dans le
district, les plus prospère employant un ou deux tisserands. L’arrivée
du chemin de fer dans la seconde moitié du 19ème siècle,
facilita également l’accès à la zone industrielle du sud du Pays de
Galles.
|
Métier à tisser du
musée de Drefach-Felindre |
|
De
nos jours, Llandysul est connu au Pays de Galles grâce à la rivière
Teifi qui traverse le village. Des gens viennent de toute la
Grande-Bretagne, principalement pour pêcher de la truite de rivière et
du saumon et faire du canoë.

|
 |
|
Histoire
de Plogonnec d’après
les travaux d’André Bozec
|
|
Avant
1204, on ne retrouve aucune indication de l’existence de Plogonnec. Les
quelques vestiges de la Préhistoire (tumulus de Kervolzet, menhirs du
placitre, pierre druidique de Kerioret) ainsi que les anciennes voies
romaines suggèrent un passage de population sur le territoire, mais nous
n’avons aucune preuve d’habitations.
|
|
|
C’est un
acte de donation à Saint Ronan datant du 21 avril 1204 qui nous indique,
pour la première fois, l’existence de Plogonnec. Son nom vient de :
Ploe qui signifie paroisse en breton (plwyf en gallois- à prononcer plouev)
et de Saint-Conec, ou Saint-Thégonnec. La paroisse dépend à cette époque
des Seigneurs de Nevet en matière d’ordre public.
|
|
A l’époque
de la Renaissance, le commerce des toiles de lin permet à la commune de
prospérer. C’est à cette époque que sont construites la majorité des
chapelles, ainsi que les manoirs de Bonescat, Rubihan, Garland et Seznec.
Ces constructions furent érigées entre le 15ème et le 17ème
siècle.
|

Chapelle
St-Pierre
|
|
Cette prospérité ne va pas empêcher
les agitations sur la paroisse lors de la guerre de Religion (ou guerre de
la Ligue) de 1588 à 1598 et de la révolte du papier timbré (ou des
Bonnets Rouges) en 1675. Un des facteurs déclencheurs de cette révolte
fut la création de nouveaux impôts, comme le papier timbré payant pour
les actes authentiques et judiciaires, bien que le traité d’Union de
1532 stipulât qu’aucun impôt ne pouvait être levé en Bretagne par la
France sans l’accord des Etats de Bretagne. A Plogonnec, le château de
la Motte fut attaqué et son garde assassiné avant que René II de Nevet
ne fasse rétablir l’ordre.
En 1789, à la révolution française, le
recteur de Plogonnec, Jean-Marie Leissègues de Rosaven est élu second député
du bas clergé de Cornouaille aux Etats Généraux, puis membre de
l’Assemblée Constituante. Mais il refuse de prêter serment à la République
Une et indivisible et émigre en Allemagne en 1792.
|
|
Au 19ème siècle, la misère
des journaliers et la mortalité infantile sont toujours importantes. On
s'attelle à l’entretien des routes et à la construction d’écoles. Sur
le plan agricole, les chevaux remplacent les bœufs pour l’attelage, les
cultures sont celles du blé, du seigle, de l’orge, de l’avoine, du
chanvre et de la pomme de terre qui est l’aliment de base. A la fin du siècle,
l’arrivée du chemin de fer permet une nouvelle ouverture sur le monde extérieur.
|
Gare de
Pont-Queau
|
|
Suite à la séparation de l’Eglise et
de l’Etat le 9 décembre 1905, les Biens de l’Eglise doivent être
inventoriés avant d’être confiés à des associations culturelles. A
Plogonnec, comme un peu partout en Bretagne, cet inventaire doit se faire
sous la protection de l’armée et de la police. La
population,
offusquée par cette loi,
tente en effet de l’empêcher. Une ruche est jetée
sur la police montée qui s’apprêtait à charger la foule.
|
|
Les deux
guerres mondiales ont été marquantes pour la population de Plogonnec. 169
Plogonnistes sont tués, soit près de 5% de la population, et de nombreux
autres blessés, lors de la guerre de 14-18. Lors de la seconde guerre
mondiale, l’occupation allemande, à partir de 1943, ainsi que les actions
de bandes de pillards tourmentent la commune. Lors du départ des troupes
d’occupation, la commune échappe à de terribles représailles après un
attentat contre un soldat allemand à la gare de Guengat : les
Allemands rassemblent la population du bourg pour la brûler dans l’église,
mais à force de négociation, ils y renoncent et quittent la commune non
sans emmener des otages.
|

Monument
aux morts |
|
Après la guerre, de nombreux
changements vont apparaître. Le développement de l’électricité dans la
campagne, le début de la consommation de masse, le remembrement des propriétés
agricoles et l’arasement de
nombreux talus modifient grandement le paysage. L’habitat résidentiel se
développe, de plus en plus de gens vont travailler dans les villes
alentours.
|
|
Dans les années 90, de
nombreuses constructions vont apparaître : salle de sport, nouvelle école
publique, rénovation de la mairie, nouveaux bâtiments pour La Poste, une
nouvelle bibliothèque, et récemment une salle socioculturelle pour les
associations. La construction d’un nouveau lotissement permet aussi à de
nouvelles personnes de s’installer sur la commune.
|

Salle
socioculturelle
|
|
|
|
|